Mêlant le bon grain des structures
initiatiques à l’ivraie des composantes culturelles, des poisons finissent par
déformer l’idéal maçonnique, à le corrompre en le cadrant durement avec les
critères de l’époque. Les initiés(es) ne s’en rendent pas compte pour deux
motifs. Le premier met en avant la trop fameuse tradition, d’argument facile et,
à mon sens, spécieux.
L’idée est : "Puisque c’est dans le rite, c’est
traditionnel, donc ancestral et intouchable !" Le second est la cécité que nous
avons, pour beaucoup d’entre nous, pour tout ce qui est dans l’air du temps et
que l’on accepte comme une donnée de nature. Prenons du recul pour nous dégager
de la contrainte que font peser sur notre liberté, ces deux motifs. De liberté
intérieure, oui. Car les poisons, tant qu’ils sont invisibles et, de ce fait,
acceptés, tordent nos conceptions en des sens précis.
En voici quatre :
"L’illettrisme. Le profane qui ne sait rien encore." "Le pan-maçonnisme. Le
compagnon qui apprend que la franc-maçonnerie « règnera sur tout l’univers »."
"La cratophilie. Si le vertige du pouvoir s’empare du vénérable, a fortiori du
dignitaire." "L’anthropocentrisme. Quand, après des décennies de travail, on
sent que l’Homme seul n’est pas la fin".