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On appelle fermeture des travaux le moment
de cérémonie où le Vénérable Maître, ayant épuisé l’ordre du jour et devant le
silence qui règne sur l’une et l’autre colonne, décide de quitter le monde sacré
pour revenir dans le monde profane. Le cérémonial varie selon le grade et le
rite. Pour la première fois, le rituel de fermeture est expliqué phrase par
phrase, ainsi que son action sur le corps et l’esprit des participants. L’auteur
donne ainsi au rituel maçonnique une vie nouvelle et lui restitue son véritable
rôle spirituel. Le Rituel d’ouverture saisit l’homme dans son état ordinaire
pour le conduire à son état le plus élevé possible d’humanitude spirituelle.
Le
Rituel de fermeture des travaux est fondamentalement différent. Il présuppose
que le Franc-maçon ait atteint dans le temple son souffle intérieur et lui
propose une conduite à tenir dans la vie quotidienne à venir pour conserver
cette conscience impalpable, la laisser vivre dans les inéluctables mouvements
de la vie profane et affirmer son existence dans les situations les plus simples
comme les plus difficiles. Le rituel de fermeture est un rite de passage. Avec
le Rituel de fermeture, nous ne partons pas du profane pour aller vers le sacré,
il s’agit d’un rapport entre l’exercice ascétique ciblé dans le temps de la
Tenue et son « après », ciblé dans l’espace de vie, entre la lumière et l’ombre
du pavé mosaïque, entre le silence de l’Être et l’agitation de l’ego.
Avec le
Rituel de fermeture nous apprenons à tresser une échelle de corde pour descendre
en notre profondeur et construire un pont pour passer librement du moi à l’Être
essentiel. Le Rituel de fermeture n’est pas un moment de libération de l’effort
initiatique mais un moment pour étendre cet effort à tous les temps et à tous
les espaces de notre vie. Il est la clé qui ouvre sur la réalité de notre Être.