Plus de détail
Dans le présent ouvrage, sont reproduits in
extenso les rituels fondamentaux et jusqu’alors inédits de la Loge de Saint Jean
d’Écosse de la Vertu Persécutée. Ils sont précédés d’une étude qui permet de
comprendre comment et dans quel contexte les maçons avignonnais ont transmis
leur rite et l’esprit de leur loge au Contrat Social dont ils ont fait la
mère-loge Écossaise de France ; et quels étaient les personnages,
incontestablement hors du commun, qui ont ainsi marqué l’histoire de
l’Écossisme.
Ce livre remet en cause et rénove complètement l’approche
historique de l’Écossisme RÉAA, en détrônant la légendaire loge Saint Jean
d’Écosse au Contrat Social de sa place de mère-loge Écossaise. Les historiens de
la franc-maçonnerie s’accordaient jusqu’ici à dire que la loge parisienne Saint
Jean d’Écosse du Contrat Social, mère-loge Écossaise de France donc, travaillait
sur des rituels qui lui étaient propres ou, à tout le moins, dont on ne
connaissait pas l’origine.
Dans l’ouvrage extraordinairement documenté de Pierre
Chevallier, Histoire de Saint Jean d’Écosse du Contrat Social, Alain Le Bihan
révèle dans la note liminaire qu’il a faite pour ce livre que, lors de ses
nombreux entretiens avec l’auteur, il ne “fut jamais question de la mère-loge
d’Avignon, suggérée ou inventée par Deleutre”, et précise que Pierre Chevallier
“n’avait pas consulté le dossier de Saint Jean d’Écosse de la Vertu Persécutée”.
C’est dommage, parce que cette loge n’a été ni inventée ni suggérée, et ses
rituels, conservés à la médiathèque Ceccano d’Avignon (fonds Alphandéry), sont à
l’évidence très proches des rituels contemporains bien qu’antérieurs d’au moins
un quart de siècle à la création du premier suprême conseil du monde.
Jean-Louis Craponne, blogueur connu dans le domaine de la culture maçonnique,
publie ici son premier livre. Il bénéficie de sa longue expérience de
l’Écossisme RÉAA (trente ans) et de ses recherches très poussées dans les fonds
d’archive et les lieux historiques des environs d’Avignon, où il réside depuis
longtemps. Georges Lamoine, écrivain et traducteur de renommée dans l’histoire
de la franc-maçonnerie et dans la philosophie, a donné avec enthousiasme sa
caution à ce premier opus extrêmement bien documenté.